ArticleA213-1 du Code de l'urbanisme - Les dĂ©clarations prĂ©vues par les articles L. 213-2, R. 213-5 et R. 213-15 doivent ĂȘtre Ă©tablies conformĂ©ment au modĂšle annexĂ© au prĂ©sent article. enapplication de l'article L .210-1 du code de l'urbanisme. Le prĂ©fet du Var, vu le code de la construction et de llhabitation et notamment ses articles L .302-5 Ă  L.302-9-2 et R.302-14 Ă  R.302-26, vu le code de l'urbanisme et notamment ses articles L .210-1 et R.213-15, vu llarrĂȘtĂ© prĂ©fectoral n02020-93 du 24 dĂ©cembre 2020 prononçant Miseen production de la version 4.3 du GPU. La version 4.3 du GPU est dĂ©sormais disponible ! DĂ©couvrez son contenu. Auxtermes de l'article L. 213 - 1 - 2 de ce code : « Sont Ă©galement soumis au droit de prĂ©emption les immeubles ou ensemble de droits sociaux mentionnĂ©s au 1 ° de l'article L. 213 - 1 lorsqu'ils constituent un apport en nature au sein d'une sociĂ©tĂ© civile immobiliĂšre ». Lire la suite Urbanisme et amĂ©nagement du territoire · Productionde droit.org. Ces codes ne contiennent que du droit positif, les articles et Ă©lĂ©ments abrogĂ©s ne sont pas inclus. 2370 articles avec 3814 liens Permet de voir l'article sur legifrance Permet de retrouver l'article dans le plan Permet de lancer une recherche de jurisprudence judiciaire sur legifrance Permet de lancer une recherche de jurisprudence administrative sur lemonde de narnia 1 film complet en français streaming. reportage france 2 journal 20h; mike da gaita biografia; the hunted borderlands 3; the vegan society shop; caissette veau bio; note des joueurs de l'Ă©quipe de france ; l 213 2 1 du code de lurbanisme. 22 de agosto de 2020 gigoteuse Ă©tĂ© vertbaudet Productionde droit.org. Ces codes ne contiennent que du droit positif, les articles et Ă©lĂ©ments abrogĂ©s ne sont pas inclus. 2370 articles avec 3828 liens Permet de voir l'article sur legifrance Permet de retrouver l'article dans le plan Permet de lancer une recherche de jurisprudence judiciaire sur legifrance Permet de lancer une recherche de jurisprudence administrative sur Xb1c. EntrĂ©e en vigueur 2016-01-01. RĂ©gime applicable aux constructions, amĂ©nagements et dĂ©molitionsImplantation des services, Ă©tablissements et entreprisesDispositions relatives au contentieux de l'urbanismeRĂ©gime applicable aux constructions, amĂ©nagements et dĂ©molitionsImplantation des services, Ă©tablissements et entreprisesDispositions relatives au contentieux de l'urbanisme et dispositions diversesDispositions communes au droit de prĂ©emption urbain et aux zones d'amĂ©nagement diffĂ©rĂ©Dispositions diverses communes aux zones d'intervention fonciere, aux zones d'amenagement differe et aux perimetres provisoires des zones d'amenagement differeRĂ©gime applicable aux constructions, amĂ©nagements et dĂ©molitionsImplantation des services, Ă©tablissements et entreprises Article A213-1 du Code de l'urbanisme - Les dĂ©clarations prĂ©vues par les articles L. 213-2, R. 213-5 et R. 213-15 doivent ĂȘtre Ă©tablies conformĂ©ment au modĂšle annexĂ© au prĂ©sent article. Devant la situation Ă©pineuse dans laquelle se retrouvait certaines communes dont le document d'urbanisme annulĂ© nĂ©cessitait l'application du document antĂ©rieur sur les autorisations d'urbanisme, le lĂ©gislateur a pris la dĂ©cision de mieux protĂ©ger ces autorisations au travers de l'article L. 600-12-1. Pour mettre en oeuvre la politique prĂ©vue Ă  l'article L. 113-8, le dĂ©partement peut crĂ©er des zones de prĂ©emption dans les conditions dĂ©finies au prĂ©sent article. En effet, l’application de cet article pouvait conduire Ă  appliquer Ă  des autorisations d’urbanisme des dispositions trĂšs anciennesNous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expĂ©rience sur notre site web. Si vous continuez Ă  utiliser ce site, nous supposerons que vous en ĂȘtes satisfait. Justice Laws Website - Site Web de la lĂ©gislation Justice Mais ce n’est pas sans poser quelques problĂšmes 
Issu de la Loi ELAN du 23 novembre 2018, le nouvel article L. 600-12-1 du Code de l’urbanisme dispose que Ce nouvel article, dont l’objectif est de restreindre les effets attachĂ©s Ă  l’annulation des documents locaux d’urbanisme sur les autorisations d’urbanisme, est considĂ©rĂ© par de nombreux commentateurs comme Ă©tant dangereux et En effet, l’objectif de cet article est d’accentuer la protection accordĂ©e aux autorisations d’urbanisme, qui, par nature, peuvent relever d’un intĂ©rĂȘt purement privĂ©. Or, le droit administratif Ă©tant le droit de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral,Pour bien comprendre l’état d’esprit du lĂ©gislateur, il convient de rappeler qu’il a trĂšs tĂŽt Ă©tĂ© consacrĂ© qu’une autorisation d’urbanisme ne constituait pas un acte d’application d’un document d’urbanisme Cet article conditionne donc l’opĂ©rance de l’exception d’illĂ©galitĂ© d’un document d’urbanisme, opĂ©ration qui consiste Ă  exciper l’illĂ©galitĂ© d’un tel document devenu dĂ©finitif pour obtenir l’annulation d’une autre dĂ©cision qui en dĂ©coule, Ă  la contestation concomitante de la rĂ©gularitĂ© du document d’urbanisme directement article, peu comprĂ©hensible pour les hommes de cƓurs, entĂ©rine en rĂ©alitĂ© la jurisprudence LibĂ©rer des terrains, revitaliser les centres-villes, faciliter la sortie d’opĂ©rations d’amĂ©nagement,
 la Loi ELAN comporte un certain nombre de dispositifs qui vise Ă  construire mieux,
" Du fond, de l'actu, des expĂ©riences et bien d'autres choses encore ... "Or, Ă  lui seul, cet article Ă©tait, aux yeux du lĂ©gislateur, source d’une vĂ©ritable difficultĂ©. Par dĂ©rogation Ă  l'article L. 153-1, un Ă©tablissement public de coopĂ©ration intercommunale Ă  fiscalitĂ© propre compĂ©tent peut ĂȘtre autorisĂ©, dans les conditions dĂ©finies au prĂ©sent chapitre, Ă  Ă©laborer plusieurs plans locaux d'urbanisme infracommunautaires, regroupant chacun plusieurs communes ou une commune nouvelle, dont l'ensemble couvre l'intĂ©gralitĂ© de son territoire. 21 mai 2008 Adjudication d'un bien partiellement compris dans une zone de prĂ©emption. – L'arrĂȘt statue sur la portĂ©e des dispositions de l'article L. 213-2-1 du Code de l'urbanisme, issues de la loi » du 13 dĂ©cembre 2000, qui ouvrent la possibilitĂ© d'exercer le droit de prĂ©emption dans l'hypothĂšse du terrain partiellement inclus dans une zone de prĂ©emption. L'occurrence de l'hypothĂšse n'est pas nĂ©gligeable, car si le pĂ©rimĂštre du droit de prĂ©emption urbain est dictĂ© par les limites d'une zone U ou du il n'est pas obligatoire qu'il soit instituĂ© sur l'ensemble de la zone et, surtout, le tracĂ© du zonage n'est pas tenu d'Ă©pouser la frontiĂšre des propriĂ©tĂ©s fonciĂšres. Le cas du terrain Ă  cheval » sur la zone de prĂ©emption soulevait une difficultĂ© sĂ©rieuse avant la loi » – soit il fallait admettre que la prĂ©emption puisse porter sur le tout, en introduisant, le cas Ă©chĂ©ant, un correctif tirĂ© du rapport entre le principal et l'accessoire ; – soit la prĂ©emption pouvait porter d'autoritĂ© sur la seule partie comprise dans son pĂ©rimĂštre ; – soit l'exercice du droit Ă©tait paralysĂ©, sauf dans le cas oĂč le terrain mis en vente Ă©tait artificiellement configurĂ© pour lui donner ce caractĂšre. Le Conseil d'Etat s'Ă©tait en[...] IL VOUS RESTE 79% DE CET ARTICLE À LIRE L'accĂšs Ă  l'intĂ©gralitĂ© de ce document est rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s L'accĂšs Ă  l'intĂ©gralitĂ© de ce document est rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Vous ĂȘtes abonnĂ© - Identifiez-vous CJ2009DEF0943N1 urnCJ2009DEF0943N1 L’article L 210-1 du code de l’urbanisme prĂ©voit que pendant la durĂ©e d’application d’un arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral constatant l’état de carence d’une Commune au titre de l’article L 302-9-1 du code de la construction et de l’habitation, dans un contexte ou le nombre de logements locatifs sociaux exigĂ© par la loi n’a pas Ă©tĂ© atteint, le droit de prĂ©emption est exercĂ© par le PrĂ©fet de dĂ©partement lorsque l’alinĂ©ation porte sur un des biens ou droits Ă©numĂ©rĂ©s aux 1° Ă  4° de l’article L 213-1 du mĂȘme code, affectĂ© au logement ou destinĂ© Ă  ĂȘtre affectĂ© Ă  une opĂ©ration ayant fait l’objet de la convention » conclue avec un organisme en vue de la construction ou l’acquisition des logements sociaux nĂ©cessaires Ă  la rĂ©alisation des objectifs en la matiĂšre. En l’espĂšce, le bien objet de la DIA Ă©tait de nature mixte, comportant de maniĂšre indivisible des logements et des commerces ; le PrĂ©fet a dĂ©lĂ©guĂ© le droit de prĂ©emption prĂ©vu Ă  l’article L 210-1 du code de l’urbanisme Ă  une sociĂ©tĂ© d’économie mixte SEM, laquelle a, sur ce fondement, exercĂ© ce droit. Se posait donc ici la question de savoir si le PrĂ©fet pouvait, au titre de cet article, prĂ©empter un bien qui n’était pas uniquement affectĂ© au logement. Saisi d’une demande de suspension de l’exĂ©cution la dĂ©cision de prĂ©emption de la SEM, le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s du Tribunal Administratif de CERGY PONTOISE a jugĂ© que le moyen tirĂ© de l’incompĂ©tence du PrĂ©fet pour dĂ©lĂ©guer son droit de prĂ©emption et de la SEM pour l’exercer, Ă©tait de nature Ă  crĂ©er, en l’état de l’instruction, un doute sĂ©rieux quant Ă  la lĂ©galitĂ© de ladite dĂ©cision. Reste Ă  voir si ce raisonnement sera confirmĂ© ou non par les juges du fond. TA Cergy Pontoise, ordonnance du 15 octobre 2019, n°1910926 GL le 23/10/2019 Le Code de l'urbanisme regroupe les lois relatives au droit de l'urbanisme Gratuit Retrouvez l'intĂ©gralitĂ© du Code de l'urbanisme ci-dessous Si un pĂ©rimĂštre de zone d'amĂ©nagement diffĂ©rĂ© ou un pĂ©rimĂštre provisoire de zone d'amĂ©nagement diffĂ©rĂ© est créé avant l'expiration du dĂ©lai de deux mois prĂ©vu au quatriĂšme alinĂ©a de l'article L. 213-2, la dĂ©claration d'intention d'aliĂ©ner doit ĂȘtre transmise par le maire au reprĂ©sentant de... Lire la suite Le Code de l'urbanisme regroupe les lois relatives au droit de l'urbanisme Gratuit Retrouvez l'intĂ©gralitĂ© du Code de l'urbanisme ci-dessous Si un pĂ©rimĂštre de zone d'amĂ©nagement diffĂ©rĂ© ou un pĂ©rimĂštre provisoire de zone d'amĂ©nagement diffĂ©rĂ© est créé avant l'expiration du dĂ©lai de deux mois prĂ©vu au quatriĂšme alinĂ©a de l'article L. 213-2, la dĂ©claration d'intention d'aliĂ©ner doit ĂȘtre transmise par le maire au reprĂ©sentant de l'Etat dans le dĂ©partement qui l'instruit conformĂ©ment aux dispositions des articles L. 212-1 et suivants. Dans ce cas, le dĂ©lai visĂ© au premier alinĂ©a du prĂ©sent article court Ă  compter de la date de publication de l'acte crĂ©ant la zone d'amĂ©nagement diffĂ©rĂ© ou le pĂ©rimĂštre provisoire de zone d'amĂ©nagement diffĂ©rĂ©. La motivation de la dĂ©cision de prĂ©empterLe caractĂšre exĂ©cutoire de la dĂ©cision Pour que le DPU soit lĂ©galement exercĂ©, il faut Ă  la fois que la dĂ©cision ait Ă©tĂ© notifiĂ©e au propriĂ©taire intĂ©ressĂ© ou Ă  son mandataire dans le dĂ©lai de deux mois et que, dans ce mĂȘme dĂ©lai, elle ait Ă©tĂ© transmise au prĂ©fet afin d’ĂȘtre exĂ©cutoire CAA Marseille 3 mai 2001, Cne de Crillon le Brave, n°98MA00749. A dĂ©faut de l’une de ces deux conditions, la dĂ©cision de prĂ©emption est illĂ©gale. CE 15 mai 2002, Ville de Paris c/ Association cultuelle des TĂ©moins de JĂ©hovah, req. n° L’article du Code de l’urbanisme dispose que le silence du titulaire du DPU pendant deux mois Ă  compter de la rĂ©ception de la DIA vaut renonciation Ă  l’exercice de ce droit. Article du Code l’urbanisme Le silence du titulaire du droit de prĂ©emption pendant deux mois Ă  compter de la rĂ©ception de la dĂ©claration mentionnĂ©e au premier alinĂ©a vaut renonciation Ă  l’exercice du droit de prĂ©emption. » On peut considĂ©rer qu’il n’y a vĂ©ritablement une dĂ©cision de prĂ©emption que si, d’une part, la commune manifeste clairement son intention d’acquĂ©rir et, d’autre part, fait connaĂźtre le prix auquel elle est acquĂ©reur TA Nice, 17 octobre 1996, Mme GeneviĂšve Crossa-Raynaud et autres c/ Cne de Beausoleil, BJDU 1997, n°1, p. 53. Une lettre adressĂ©e dans le dĂ©lai de deux mois, exprimant l’intention d’acquĂ©rir mais ne comportant aucune offre de prix, et qui se contente de faire rĂ©fĂ©rence Ă  la demande d’estimation faite aux services des domaines, est sans valeur. La titulaire du DPU doit ĂȘtre regardĂ© comme ayant renoncĂ© Ă  exercer son droit de prĂ©emption CE Paris 14 juin 1990, Ville de Cachan, JCP Ă©d. N 1990, n°45 ; TA Nice 17 octobre 1996, Mme GeneviĂšve Crossa-Raynaud et autres c/ Cne de Beausoleil, BJDU 1997, n°1, p. 53. Si un conseil municipal prend une dĂ©libĂ©ration dĂ©cidant d’exercer le droit de prĂ©emption dans le dĂ©lai de deux mois, mais si cette dĂ©libĂ©ration est notifiĂ©e au vendeur une fois ce dĂ©lai expirĂ©, la commune doit ĂȘtre regardĂ©e comme ayant renoncĂ© Ă  l’exercice de son droit. Cass. 3Ăšme civ. 4 juillet 1984, Epx Girault c/ BĂ©narous et autres, Gaz. Pal. 9 mars 1985, p. 23. L’obligation de motiver la dĂ©cision La loi n°79-587 du 11 juillet 1979 relative Ă  la motivation des actes administratifs impose Ă  l’administration une obligation de motivation, s’agissant notamment des dĂ©cisions administratives individuelles qui imposent des sujĂ©tions. Selon l’article 3, cette motivation doit ĂȘtre Ă©crite et comporter l’énoncĂ© des considĂ©rations de droit et de fait qui constituent le fondement de la dĂ©cision. Le dĂ©faut de motivation entache la dĂ©cision de prĂ©emption d’illĂ©galitĂ© CE 2 dĂ©cembre 1988, SA d’économie mixte immobiliĂšre du Nord-Est parisien c/ M. SoubiĂ© et autres, req. n°818144. L’obligation de motivation a le caractĂšre d’une formalitĂ© substantielle CE 26 novembre 2001, Cne de Teste-de-Buch, n°222211. La jurisprudence exige que la collectivitĂ© assortisse sa dĂ©cision de prĂ©emption d’indications suffisamment prĂ©cises et circonstanciĂ©es pour permettre de savoir en vue de quelle opĂ©ration la prĂ©emption a Ă©tĂ© exercĂ©e sur la parcelle considĂ©rĂ©e. L’absence ce telles mention est un vice de forme entachant d’illĂ©galitĂ© la dĂ©cision de prĂ©empter CAA Douai, 26 juin 2003, Cne D’Aulnoye-Aymeries, n°01DA00301. La dĂ©libĂ©ration du conseil municipal dĂ©cidant d’exercer le DPU et qui ne mentionne que des objectifs gĂ©nĂ©raux qui ne font pas apparaĂźtre de façon prĂ©cise l’action ou l’opĂ©ration en vue de laquelle le DPU est exercĂ©, est illĂ©gale CE sect. 26 fĂ©vrier 2003, Bour, n°231558. Cette dĂ©cision doit ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme ne satisfaisant pas Ă  l’obligation instituĂ©e par l’article du Code de l’urbanisme. CAA Lyon, 28 juillet 2003, X, n°98LY01668 ; CE 4 fĂ©vrier 2002, Sarl Construction Transactions Mauro, n°217258. Dans le cas d’une prĂ©emption partielle d’un bien en application de l’article du Code de l’urbanisme, la motivation de la prĂ©emption doit non seulement ĂȘtre fondĂ©e au regard de l’article et de la loi du 11 juillet 1979, mais Ă©galement des dispositions de l’article Une prĂ©emption partielle ne peut ĂȘtre effectuĂ©e que lorsque la rĂ©alisation d’une opĂ©ration d’amĂ©nagement le justifie. Il conviendra donc de justifier, dans la dĂ©cision de prĂ©emption, les raisons pour lesquelles le bien n’est que partiellement prĂ©emptĂ©. Article du Code de l’urbanisme Lorsque la rĂ©alisation d’une opĂ©ration d’amĂ©nagement le justifie, le titulaire du droit de prĂ©emption peut dĂ©cider d’exercer son droit pour acquĂ©rir la fraction d’une unitĂ© fonciĂšre comprise Ă  l’intĂ©rieur d’une partie de commune soumise Ă  un des droits de prĂ©emption instituĂ© en application du prĂ©sent titre. Dans ce cas, le propriĂ©taire peut exiger que le titulaire du droit de prĂ©emption se porte acquĂ©reur de l’ensemble de l’unitĂ© fonciĂšre. » L’impossibilitĂ© de rĂ©gulariser la motivation La motivation de la dĂ©cision s’apprĂ©cie Ă  la date Ă  laquelle la prĂ©emption a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e CE 27 avril 1994, Cne de Tampon, req. n°13-5588. Une rĂ©gularisation postĂ©rieure est impossible CAA Paris 18 octobre 2002, Cne de l’Isle-Adam, n°98PA04379. Le Conseil d’Etat confirme l’illĂ©galitĂ© d’une dĂ©cision de prĂ©emption due Ă  l’absence de motivation qui ne pouvait ĂȘtre couverte rĂ©troactivement par une dĂ©libĂ©ration, intervenant ultĂ©rieurement, mĂȘme si Ă  la date de la prĂ©emption la commune avait un projet suffisamment prĂ©cis justifiant cette dĂ©cision CE 16 dĂ©cembre 1994, Cne de Sparsbach, req. n°126637, BJDU 6/94, p. 75. Une dĂ©cision de prĂ©emption insuffisamment motivĂ©e ne peut ĂȘtre rĂ©gularisĂ©e par un courrier du maire adressĂ© au propriĂ©taire prĂ©cisant que la prĂ©emption Ă©tait rĂ©alisĂ©e pour l’extension de la mairie CAA Marseille 6 mai 1999, Mme Chenevoy, n°97MA00149. Le fondement juridique de la motivation Article du Code de l’urbanisme, Les droits de prĂ©emption instituĂ©s par le prĂ©sent titre sont exercĂ©s en vue de la rĂ©alisation, dans l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, des actions ou opĂ©rations rĂ©pondant aux objets dĂ©finis Ă  l’article L. 300-1, Ă  l’exception de ceux visant Ă  sauvegarder ou Ă  mettre en valeur les espaces naturels, ou pour constituer des rĂ©serves fonciĂšres en vue de permettre la rĂ©alisation desdites actions ou opĂ©rations d’amĂ©nagement. Toute dĂ©cision de prĂ©emption doit mentionner l’objet pour lequel ce droit est exercĂ©. Toutefois, lorsque le droit de prĂ©emption est exercĂ© Ă  des fins de rĂ©serves fonciĂšres dans la cadre d’une zone d’amĂ©nagement diffĂ©rĂ©, la dĂ©cision peut se rĂ©fĂ©rer aux motivations gĂ©nĂ©rales mentionnĂ©es dans l’acte crĂ©ant la zone. Lorsque la commune a dĂ©libĂ©rĂ© pour dĂ©finir le cadre des actions qu’elle entend mettre en oeuvre pour mener Ă  bien un programme local de l’habitat, la dĂ©cision de prĂ©emption peut, sauf lorsqu’il s’agit d’un bien mentionnĂ© Ă  l’article L. 211-4, se rĂ©fĂ©rer aux dispositions de cette dĂ©libĂ©ration. Il en est de mĂȘme lorsque la commune a dĂ©libĂ©rĂ© pour dĂ©limiter des pĂ©rimĂštres dĂ©terminĂ©s dans lesquels elle dĂ©cide d’intervenir pour les amĂ©nager et amĂ©liorer leur qualitĂ© urbaine.» Article du Code de l’urbanisme, Les actions ou opĂ©rations d’amĂ©nagement ont pour objet de mettre en oeuvre un projet urbain, une politique locale de l’habitat, d’organiser le maintien, l’extension ou l’accueil des activitĂ©s Ă©conomiques, de favoriser le dĂ©veloppement des loisirs et du tourisme, de rĂ©aliser des Ă©quipements collectifs, de lutter contre l’insalubritĂ©, de permettre le renouvellement urbain, de sauvegarder ou de mettre en valeur le patrimoine bĂąti ou non bĂąti et les espaces naturels. L’amĂ©nagement, au sens du prĂ©sent code, dĂ©signe l’ensemble des actes des collectivitĂ©s locales ou des Ă©tablissements publics de coopĂ©ration intercommunale qui visent, dans le cadre de leurs compĂ©tences, d’une part, Ă  conduire ou Ă  autoriser des actions ou des opĂ©rations dĂ©finies dans l’alinĂ©a prĂ©cĂ©dent et, d’autre part, Ă  assurer l’harmonisation de ces actions ou de ces opĂ©rations. » La motivation d’une dĂ©cision de prĂ©emption exige du bĂ©nĂ©ficiaire une rĂ©flexion en amont de ses politiques en matiĂšre d’amĂ©nagement. La motivation d’une prĂ©emption peut ĂȘtre lĂ©galement fondĂ©e par la mise en Ɠuvre – d’un projet urbain ;– d’une politique locale de l’habitat ;– du maintien ou de l’extension d’activitĂ©s Ă©conomiques ;– du dĂ©veloppement des loisirs et du tourisme ;– de la rĂ©alisation d’équipements collectifs ;– de la lutte contre l’insalubritĂ© ;– d’une politique de renouvellement urbain ;– de la mise en valeur du patrimoine bĂąti et non bĂąti ;– de la constitution de rĂ©serves fonciĂšres pour permettre la rĂ©alisation des opĂ©rations et actions ci-dessus dĂ©finies. – de jardins familiaux Art. Code de l’urbanisme Article du Code de l’urbanisme ConformĂ©ment Ă  l’article 1er, 2Ăšme alinĂ©a, de la loi n. 76-1022 du 10 novembre 1976, Ă  la demande des organismes de jardins familiaux mentionnĂ©s aux articles 610 et 611 du code rural, les collectivitĂ©s locales ou les Ă©tablissements publics de coopĂ©ration intercommunale compĂ©tents peuvent exercer leur droit de prĂ©emption, conformĂ©ment aux dispositions du prĂ©sent code, en vue de l’acquisition de terrains destinĂ©s Ă  la crĂ©ation ou Ă  l’amĂ©nagement de jardins familiaux. » Depuis la loi SRU n°2000-1208 du 13 dĂ©cembre 2000, une dĂ©cision de prĂ©emption peut s’appuyer sur un projet urbain exposĂ© dans le PADD des PLU. Cette liste est limitative CE 25 juillet 1986, M. Lebouc, n°62539. Toute dĂ©cision de prĂ©emption qui aurait un autre fondement serait entachĂ©e d’illĂ©galitĂ©. Toute prĂ©emption motivĂ©e par un objectif diffĂ©rent de ceux Ă©numĂ©rĂ©s par l’article du Code de l’urbanisme est illĂ©gale. Sont par exemple illĂ©gales les prĂ©emptions en vue du rĂ©tablissement de l’ordre et de la sĂ©curitĂ© TA Paris, 22 mai 1998, SERIC, ayant pour objet rĂ©el de faire obstacle Ă  l’acquisition des terrains par le district en vue de rĂ©aliser une station d’épuration CAA Bordeaux, Cne de Lattes, n°95BX00075, fondĂ©es sur plusieurs motifs dont un est illĂ©gal CAA Nancy 5 fĂ©vrier 1998, M. Sauget, n°95NC00277. La motivation pour une rĂ©serve fonciĂšre Une prĂ©emption peut ĂȘtre lĂ©galement motivĂ©e par la constitution d’une rĂ©serve fonciĂšre question Ă©crite du 2 janv. 1989, JO AN Q, n°1 p. 61, Ă  condition qu’elle s’inscrive dans le cadre d’une action prĂ©vue Ă  l’article du Code de l’urbanisme, l’article renvoyant expressĂ©ment Ă  l’article CE 1er dĂ©c. 1993, Cne de Jouars-Pontchartrain, n°138013. Ont Ă©tĂ© jugĂ©es illĂ©gales des dĂ©cisions de prĂ©emption en vue de constituer des rĂ©serves fonciĂšres qui ne prĂ©cisent pas l’opĂ©ration d’amĂ©nagement prĂ©vue CE 9 fĂ©vrier 1996, M. et Mme Obled, n°130013. Mais dĂšs lors que l’action future de la collectivitĂ© est identifiĂ©e, mĂȘme si sa date de rĂ©alisation est incertaine, la prĂ©emption pour rĂ©serves fonciĂšres est lĂ©gale CAA Nantes, 9 octobre 1996, M. Iglesias, AJDI, juillet/aoĂ»t 1999, p. 677. MĂȘme si les terrains acquis dans le cadre d’une prĂ©emption pour rĂ©serve fonciĂšre reçoivent une affectation immĂ©diate, dĂšs lors que la motivation de la prĂ©emption rĂ©pond Ă  une opĂ©ration d’amĂ©nagement prĂ©vue Ă  l’article du Code de l’urbanisme, la dĂ©cision est lĂ©gale CE 22 fĂ©vrier 1991, Cne d’Aubervilliers et SIDEC, n°97312. La motivation pour un PLH ou un PAP L’article du Code de l’urbanisme a Ă©tĂ© complĂ©tĂ© par la loi SRU n°2000-1208 du 13 dĂ©cembre 2000 pour simplifier la motivation de la dĂ©cision de prĂ©emption dans deux cas pour mener Ă  bien un plan local de l’habitat PLH et pour intervenir dans des pĂ©rimĂštres dans lesquels la commune dĂ©cide d’intervenir pour les amĂ©nager et amĂ©liorer leur qualitĂ© urbaine. Dans les deux cas, la dĂ©cision de prĂ©emption peut se rĂ©fĂ©rer Ă  la dĂ©libĂ©ration dĂ©finissant les actions Ă  mener dans le cadre du PLH ou Ă  la dĂ©libĂ©ration dĂ©limitant le PAP, sauf dans le cas oĂč le bien prĂ©emptĂ© relĂšverait de l’application du DPU renforcĂ©. DĂšs lors qu’une prĂ©emption concerne un bien dont l’acquisition entre dans le programme d’actions du PLH, la motivation de la prĂ©emption se limitera Ă  faire rĂ©fĂ©rence Ă  la dĂ©libĂ©ration adoptant le PLH et Ă  un extrait du programme d’actions justifiant l’acquisition du bien. Dans le cas oĂč le PLH a Ă©tĂ© adoptĂ© par un EPCI Art. du Code de l’urbanisme, il apparaĂźt possible que la commune puisse Ă©galement faire rĂ©fĂ©rence Ă  cette dĂ©cision. Le juge a pu reconnaĂźtre la possibilitĂ© de motiver une dĂ©cision de prĂ©emption pour la rĂ©alisation de logements sociaux au regard des Ă©tudes suffisamment avancĂ©es d’un PLH CAA Paris, 20 dĂ©cembre 2001, SCI Ontario, n°98PA00521. Pour les PAP, le juge administratif a toujours admis que les communes puissent exercer leur droit de prĂ©emption dans des secteurs prĂ©-opĂ©rationnels ou opĂ©rationnels pour lesquels des dĂ©libĂ©rations prenant en compte ces opĂ©rations Ă©taient intervenues antĂ©rieurement Ă  la dĂ©libĂ©ration de prĂ©emption CAA Nantes, 1 octobre 2002, M. Michel Terrien, n°00NT01424 ; CAA Paris, 2 octobre 2002, SociĂ©tĂ© Dennery, n°00PA00730. La motivation s’appuie sur l’existence d’un projet Une dĂ©cision de prĂ©emption motivĂ©e sur le fondement de la poursuite d’un but d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral est illĂ©gale si le but poursuivi n’est pas prĂ©cisĂ© CE 22 juin 1987, Ville de Montreuil c/ Seban, n°44552. En cas de prĂ©emption, le juge ne se limite pas Ă  un contrĂŽle du fondement de la motivation mais recherche la rĂ©alitĂ© du projet justifiant la prĂ©emption du bien en question. La motivation de la prĂ©emption doit, conformĂ©ment Ă  l’article du Code de l’urbanisme, rĂ©pondre Ă  l’un des objectifs fixĂ©s Ă  l’article Le contenu de la motivation ne peut pas se limiter Ă  des formules stĂ©rĂ©otypĂ©es. Le contenu de la motivation doit Ă©galement rĂ©pondre aux exigences de la loi du 11 juillet 1979 relative Ă  la motivation des actes administratifs. La motivation doit reposer sur des Ă©lĂ©ments de fait et de droit justifiant la prĂ©emption d’un bien particulier CE 30 juillet 1997, Cne de Montreuil-sous-Bois, n°157840. Une dĂ©cision qui se borne Ă  Ă©noncer que la prĂ©emption est effectuĂ©e dans le but d’organiser une politique locale de l’habitat sans prĂ©ciser en quoi consistait la politique de l’habitat pour laquelle l’acquisition Ă©tait poursuivie, ne satisfait pas aux prescriptions de l’article du Code de l’urbanisme CE 30 dĂ©c. 1998, Cne de Breuillet, n°160683. Une dĂ©cision de prĂ©empter est illĂ©gale si elle est exercĂ©e uniquement pour rĂ©sorber l’insalubritĂ© d’un seul logement CAA Paris, 17 fĂ©vrier 1998, Cne d’Aubervilliers, n°96PA1577, BJDU 2/28 p. 155. Une dĂ©cision de prĂ©empter est illĂ©gale si elle se borne Ă  faire une simple rĂ©fĂ©rence Ă  la nĂ©cessitĂ© de renouveler des quartiers anciens CAA Nancy, 7 mars 2002, Cne de Mulhouse, n°01NC00778. La motivation doit avoir un lien direct avec le projet Si la motivation doit ĂȘtre fondĂ©e sur un projet prĂ©cis, celle-ci doit nĂ©anmoins avoir un lien certain avec le projet. Le contrĂŽle du juge est donc approfondi pour Ă©tablir que la motivation de la dĂ©cision de prĂ©emption a un lien avec l’opĂ©ration projetĂ©e. Par exemple, si le juge semble admettre qu’une prĂ©emption puisse ĂȘtre rĂ©alisĂ©e en dehors du pĂ©rimĂštre d’un secteur d’amĂ©nagement en vue d’un relogement, il faut justifier d’un lien directe entre la nĂ©cessitĂ© du relogement et le lien prĂ©emptĂ© CAA Paris, 17 fĂ©vrier 1994, Cne de Montreuil, n°93PA00400. La motivation s’appuie sur un projet suffisamment prĂ©cis Cette exigence rĂ©sulte de la jurisprudence CE 25 juillet 1986, Lebouc, n°62539. Quand une commune prĂ©empte pour un des objectifs prĂ©vus par la loi, encore faut-il qu’il existe un projet prĂ©cis et, si mĂȘme les plans ne sont pas disponibles, qu’il ressorte clairement du dossier qu’il a Ă©tĂ© pris en considĂ©ration et au moins discutĂ©. La formalisation d’un projet, prĂ©alablement Ă  une dĂ©cision de prĂ©emption, dans le cadre d’un document de programmation ou d’un pĂ©rimĂštre d’action publique, qui fait l’objet d’une dĂ©cision du conseil municipal ou de l’EPCI compĂ©tent, constitue une preuve irrĂ©futable de l’existence d’un projet au jour de la prĂ©emption. Doit ĂȘtre annulĂ©e la dĂ©cision d’exercice du DPU, dĂšs lors qu’il n’existait aucun projet suffisamment dĂ©fini concernant l’opĂ©ration en vue de laquelle la dĂ©cision de prĂ©empter a Ă©tĂ© prise CAA Lyon, 1er ch. 30 avril 2002 Juris-Data n°2002-190014. Le projet doit ĂȘtre antĂ©rieur Ă  la dĂ©cision Le projet doit ĂȘtre prĂ©alable CAA Marseille, 27 mars 2003, Cne du Barcares, n°01MA001504 et donc exister Ă  la date de la dĂ©libĂ©ration dĂ©cidant d’exercer le droit de prĂ©emption CAA Paris, 2 octobre 2001, Cne de Guignes-Rabutin, n°00PA01207. La date de rĂ©alisation du projet ou de l’opĂ©ration n’a pas besoin d’ĂȘtre fixĂ©e. CE 28 octobre 1994, CommunautĂ© urbaine de Strasbourg, Leb. p. 477. Le critĂšre de lĂ©galitĂ© primordial est l’antĂ©rioritĂ© du projet d’amĂ©nagement par rapport Ă  la dĂ©cision de prĂ©empter et non son Ă©tat d’avancement CE 10 juin 1991, Cne de Sainte-Marie c/ Mlle Cadjee, AJDA, 20 dĂ©c. 1991, p. 909. La dĂ©cision de prĂ©emption est jugĂ©e illĂ©gale par le juge administratif dĂšs lors que la collectivitĂ© publique ne peut justifier de l’antĂ©rioritĂ© d’un projet rĂ©el d’amĂ©nagement clairement dĂ©fini et prĂ©cisĂ© fondant la nĂ©cessitĂ© de la prĂ©emption du bien. CAA Nantes 5 octobre 2000, SCI des Bigochets et Mme Alice Morin, n°99NT00204 Mais le juge a admis la lĂ©galitĂ© d’une prĂ©emption pour crĂ©er un centre de loisirs et de plein air dans la mesure oĂč prĂ©alablement une Ă©tude confiĂ©e Ă  un ingĂ©nieur conseil concluait que le terrain en cause rĂ©pondait parfaitement au projet de la commune CE 28 fĂ©vrier 2994, Cne de Besson c/ StĂ© Sud Investissement et Partouche, JCP Ă©d. G 1995. Le juge a Ă©galement admis la lĂ©galitĂ© d’une prĂ©emption motivĂ©e d’une PLH dans la mesure oĂč la commune a fourni des dĂ©libĂ©rations, des comptes rendus de rĂ©unions, des courriers du prĂ©fet antĂ©rieurs Ă  la date de prĂ©emption et justifiant d’actions en rapport avec le projet CAA Bordeaux 12 mars 1998, Cne de ChĂątelaillon-Plage, n°95BX00497. Si le projet d’amĂ©nagement doit avoir une rĂ©alitĂ©, il n’est pas pour autant exigĂ© que des plans prĂ©cisant le projet doivent ĂȘtre Ă©laborĂ©s prĂ©alablement Ă  la dĂ©cision TA Versailles 10 juillet 1991, PrĂ©fet du Val-d’Oise c/ Cne d’Argenteuil, n°91740. Il n’est pas exigĂ© que l’opĂ©ration ait fait l’objet d’une dĂ©cision officielle CAA Paris 7 dĂ©cembre 1993, Mme Monteil, n°93PA00266. Le projet doit ĂȘtre prĂ©cis pour justifier la prĂ©emption CE 25 juillet 1996, Lebouc, rec. p. 218 ; TA Lille 17 dĂ©cembre 1992, SociĂ©tĂ© Ets Michel Aubrun, n°91855 et 911536. Le Conseil d’Etat considĂšre comme insuffisamment motivĂ©e la dĂ©cision par laquelle la collectivitĂ© se contente d’invoquer l’intĂ©rĂȘt de la parcelle prĂ©emptĂ©e dans le cadre de l’amĂ©nagement de la Balme » CAA Lyon 7 juin 1994, Commune de la Cluses c/ M. Herseront, BJDU, 5/94, p. 71. Pour pouvoir exercer lĂ©galement le droit de prĂ©emption, la collectivitĂ© concernĂ©e doit disposer d’un projet suffisamment prĂ©cis. RĂ©pond Ă  cette exigence celui qui, la commune Ă©tant informĂ©e d’un projet de vente, a fait l’objet de diffĂ©rentes Ă©tudes dans le cadre de la rĂ©vision du POS. CAA Paris 1er ch. 18 janvier 2001, Commune de Clairefontaine-en-Yvelines, req. 99-4098. Le Conseil d’Etat considĂšre Ă©galement qu’il ne suffit pas que l’opĂ©ration envisagĂ©e par la collectivitĂ© rĂ©ponde aux objectifs Ă©numĂ©rĂ©s par les dispositions de l’article du Code de l’urbanisme, il faut encore qu’à la date Ă  laquelle cette dĂ©cision est prise, le titulaire du droit de prĂ©emption ait effectivement un projet d’actions ou d’opĂ©rations d’amĂ©nagement au sens de ses dispositions sur le bien prĂ©emptĂ©. CE 3 septembre 1997, Ville de Vitry sur Seine, LPA, 13 fĂ©vrier 1998, n°19 La forme de la motivation Sur la forme, la motivation devra contenir l’énoncĂ© des dispositions qui servent de fondement Ă  cette dĂ©cision TA Paris 13 novembre 1989, Gautier et autres. Le contenu de la motivation dans l’acte dĂ©cidant la prĂ©emption peut ĂȘtre rĂ©duit dĂšs lors qu’il fait rĂ©fĂ©rence Ă  un autre acte le complĂ©tant. Dans ce cadre, l’acte auquel la dĂ©cision se rĂ©fĂšre doit obligatoirement ĂȘtre joint lors de la notification de la dĂ©cision au propriĂ©taire. Le Conseil d’Etat a admis que l’insuffisance de la motivation de la dĂ©cision de prĂ©emption ne pouvait ĂȘtre retenue dans la mesure oĂč Ă  sa notification Ă©tait annexĂ©e la dĂ©libĂ©ration du conseil municipal dĂ©cidant de dĂ©lĂ©guer le droit de prĂ©emption qui prĂ©cisait l’objet de l’opĂ©ration pour laquelle la dĂ©lĂ©gation Ă©tait consentie CE 31 mars 1989, SociĂ©tĂ© d’ingĂ©nierie et de dĂ©veloppement Ă©conomique et ville d’Arcueil, n°88113-89361. L’insuffisance de la motivation d’une dĂ©cision de prĂ©emption ne peut ĂȘtre supplĂ©e par la simple mention d’un autre acte, prĂ©cisant les motifs et l’objet de la prĂ©emption, dĂšs lors que cet acte n’est pas communiquĂ© au propriĂ©taire TA Amiens 5 aoĂ»t 1993, M. Cresson c/ Cne de Glisy, req. n°88179. Le libellĂ© complet de la motivation d’une dĂ©cision de prĂ©emption peut rĂ©guliĂšrement rĂ©sulter d’un renvoi Ă  une dĂ©libĂ©ration antĂ©rieure prĂ©cisant les objectifs poursuivis par la collectivitĂ© dans le cadre de sa politique de l’habitat CAA Douai, 14 mars 2002 Juris-Data n°2002-183431. La dĂ©libĂ©ration doit ĂȘtre jointe Ă  la dĂ©cision de prĂ©emption CAA Bordeaux, 22 mai 2003, Cne de Sainte-Soule, n°99BX01367. Mais doit ĂȘtre annulĂ©e la dĂ©cision de prĂ©emption dont la motivation renvoie Ă  une dĂ©libĂ©ration antĂ©rieure qui se borne Ă  dĂ©finir simplement Ă  dĂ©finir diffĂ©rentes zones du territoire de la commune oĂč peut ĂȘtre exercĂ© le DPU TA Versailles, 24 juin 2003, SA TĂ©lĂ©diffusion de France, n°012581. L’absence de motivation d’une dĂ©cision de prĂ©emption ne peut ĂȘtre compensĂ©e par l’envoi d’une lettre au propriĂ©taire l’informant qu’un plan d’amĂ©nagement de son quartier Ă©tait en cours d’élaboration antĂ©rieurement Ă  la dĂ©cision TA Versailles 2 juillet 1991, Epx Capdepuy c/ Cne de Cheptainville, n°91251. 20 205

l 213 1 du code de l urbanisme